Souvenirs d'orga
Par Rage, mercredi 21 septembre 2005 à 22:10 :: Digressions :: #36 :: rss
A l'heure où tous les joueurs nous innondent de leurs souvenirs de GN j'avais envie de faire de même et de profiter de la tribune qui techniquement m'est accessible pour vous faire part de quelques bribes de souvenirs, moi aussi. Au fait n'oubliez pas de remplir votre débriefing et de nous indiqer un maximum de renseignements sur ce que vous avez fait, ce que vous avez vu, ce que vous avez compris (de travers ou pas) et ce que vous comptez faire avant le troisième opus de Pour qui Sonne le GLA. Donc pour les courageux cliquez sur lire la suite.
Alors bon, ce qui est bien quand on est orga et PNJ c'est qu'on peut s'amuser à faire peur aux joueurs avec un costume qui en impose et un rôle qui fait hésiter même les joueurs équipés d'armes automatiques. Bien qu'en fait je sois aussi sensible qu'eux aux armes à feu et équipé uniquement d'une épée aucun n'aura eut le courage de tenter de me tirer dessus. Donc il semble bien qu'il y ait, comment dire, une certaine aura. Bien bien.
Me voilà donc accompagnant mes deux malheureux décédés (qui nous auront offert une magnifique distraction lors du repas, bravo encore Jack pour ce morceau de roleplay au ralenti). Nous sommes dans une petite pièce sombre et humide et je m'en vais leur expliquer ma vision de leur futur. Une petite table, trois chaises. Prenez place, je m'assoit sur la mienne, un malheureux siège type camping-toile années 70 (le sens du détail quand même!). Je suis assis depuis à peu près 5 secondes et là le siège explose, la toile se brise, je me retouve au sol, les jambes en l'air, le déguisement laissant apparaître le jean. Un des décédés me lance 'c'est un petit peu ridicule quand même', grand moment de solitude.
Un souvenir moins douloureux, je suis depuis 10 minutes en train d'observer les joueurs depuis le balcon en cape noire avec une épée. Personne ne lève les yeux vers moi. La pièce derrière moi est vide mais des joueurs inspectent une scène de meurtre dans une pièce voisine. De temps en temps je jette un oeil pour ne pas me retrouver coincé sur ce balcon. Soudain je vois une main sur la porte qui donne sur le balcon. Quelqu'un veut passer la porte. Je fonce, lentement, je pousse la porte. La joueuse me regarde, je dis "pardon, excusez moi", elle baisse la machoire, je la dépasse, marche vite vers la porte de la pièce où nous sommes. Je me retrouve sur le palier qui heureusement est vide de joueurs (rare) ouf, je peux passer dans la "cachette orga" discrètement tout en refermant la porte derrière moi ce qui me cache à la vue de la joueuse. S'il y avait eu du monde j'aurais dut descendre les escaliers et croiser sans doute un paquet de monde. Le temps de me changer, j'écoute un peu aux portes "Mais je ne suis pas folle, d'autres l'ont vus quand même, il était juste là". Niark Niark.
Parlons du ridicule, je suis certain que vous préférez cela. Nous sommes en forêt, accompagnant nos 4 valeureux GI joueurs. Nous sommes 3 orgas, nous faisons exploser quelques pétards pour l'ambiance (le plus gros vient d'aileurs d'échouer lamentablement à faire valser le steak haché que Gob a mis dans le cadavre...). On leur a préparé une petite surprise, pour les attirer on se cache dans les fossés et on fait exploser quelques pétards. Je viens de les apercevoir à 15 mètres. Au bout d'une petite dizaine de pétards le talkie me parle "tu peux arréter, on les voit plus, ils sont pas là". On sort du fossé, chacun une direction, rien. On vient de perdre la trace des joueurs après 5 minutes de jeu. Oups.
Il fait nuit, je sors un peu. Il n'y a pas de mort à gérer à ce moment là. Je ferais peut-être bien d'aller en chasser un deux moi-même. Tout le monde semble parti au concert. Je me dis qu'il y en a peut-être un ou deux dans la forêt. Je marche résolument vers les bois. Oups il fait froid en fait et les pieds nus dans mes sandales je me rends compte que l'herbe est humide et très froide. Bon, je vais peut-être pas aller trop loin. Et là des beuglements terribles. Des vrais. Des cerfs en rut qui s'envoient leurs hormones à la figure. Vous connaissez wookies dans Star Wars, etbien il y a des morceaux de cerf dans les cris de wooky à mon avis. Ouais, je vais pas aller trop loin en forêt. Je butte sur une grosse motte de terre. Merde j'en ai plein les sandales. Et là je me souviens que les mottes de terre sont dues au sangliers qui retournent le sol la nuit. Ouaip, finalement je vais aller attendre sagement au château.
Deux petits souvenirs de voiture. Le premier avant le GN. On vient de charger 4 joueurs à la gare. on roule vers le GN, on s'enfonce dans la forêt en écoutant les Zeps (et non Michel, les Zeps c'est pas du trash gothique). Tout à coup branle-bas de combat. une joueuse se rends compte qu'elle a oublié son sac à l'hôtel. On a pas le temps de faire demi-tour. Heureusement Gwenn est normalement en route dans l'autre sens, en direction de la gare, pour récupérer un joueur qui a premièrement loupé son train, deuxièmement dût prendre pas mal de correspondances suite à un accident sur la voie et troisièmement pas prévenu qu'il arriverait à la gare. Vive Gwenn. Bon, mais on a pas son numéro de portable (vive les orgas qui n'ont pas les numéros des autres orgas, et d'ailleurs aucun orga n'avait de montre non plus, on est très fort!). Bon on va appeler sur le lieu du GN pour avoir le portable de Gwenn. Mais là on est en pleine forêt, et les portables ne marchent pas. Au bout de 4 coups de fil au GN , un sms, deux coups de fils à l'hôtel, beaucoup de hein? qu'est que tu dis, attends je reçois plus là" on arrive à joindre Gwenn qui arrive à la gare. Elle récupère le joueur et le sac à l'hôtel. Ouf.
Dernier souvenir de voiture. Lundi soir, minuit, sur le périph nantais. Je roule dans le renault espace avec à la place du mort un vrai cerceuil en chêne qui prends aussi deux places à l'arrière. Un petit peu de musique, les Zep forcément, je prie pour ne pas tomber sur des flics et devoir leur expliquer la présence du cerceuil à double fond et des draps ensanglantés. Surtout il va falloir trouver un moyen de le sortir discrètement cette nuit, trouver un coin ou le ranger, absolument, sinon demain matin en emmenant la petite à l'école on va passer pour des dingues.
Sur ce je ne vais pas raconter ma vie d'autant que le reste est auto-censuré pour les besoins du scénario. N'hésitez à poster vos souvenirs en commentaire. Je me charge de censurer ce qu'il faut avant de les publier.



Commentaires
1. Le vendredi 23 septembre 2005 à 13:55, par Padre Sanchez
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.